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1° Biographie
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# Posté le samedi 01 novembre 2008 17:33

Modifié le jeudi 04 décembre 2008 15:28

1° Biographie

1° Biographie
Joueur professionnel d'échecs, il était docteur en mathématiques et en philosophie.

Après quelques succès en Allemagne, Lasker partit en Angleterre et y remporta de nombreux succès. En 1894, il lança un défi au maître Siegbert Tarrasch qui venait de remporter plusieurs très forts tournois, mais Tarrasch refusa d'affronter en match, qualifiant ses succès de "victoires à la douzaine".

Qu'importe pour Lasker, il partit en Amérique où résidait Wilhelm Steinitz.Il mit fin au règne du premier champion du monde, 1894 (+10-5=4), tandis que la revanche fut gagnée sur un score encore plus cinglant (+10-2=5).

Sa première sortie en tant que champion du monde fut décevante : en 1895, il termine 3e du tournoi d'Hastings derrière Tchigorine et le surprenant vainqueur Pillsbury. Mais Lasker prit le dessus sur tous ses adversaires en gagnant le tournoi de Saint-Pétersbourg et de Nuremberg en 1896, puis celui de Londres en 1899 où il s'imposa avec 4,5 points d'avance. Enfin en 1900, il remporte aisément le tournoi organisé à Paris pour l'exposition universelle.

Ses apparitions dans les tournois étaient rares car ses prétentions financières étaient élevées : Lasker voulait s'assurer de quoi vivre. C'est pourquoi il ne revint dans les tournois qu'en 1904. Il est devancé par Frank James Marshall et perd deux parties. En 1907, il accepte le défi du joueur américain pour un championnat du monde, le premier depuis 10 ans. Lasker s'impose sans difficulté (+8-0=7). En 1908, le match tant attendu avec Tarrasch eut lieu : Lasker l'emporta aisément (+8-3=5) et clarifia sa suprématie dans son pays. L'année 1909 est active pour Lasker : il doit s'employer pour remporter le tournoi de Saint-Pétersbourg, à égalité avec Akiba Rubinstein contre qui il s'est incliné. Puis deux matches contre David Janowski : l'un s'achève par la nulle (+2-2), l'autre par une nette victoire (+7-1=2) qu'on qualifie à tort de championnat du monde.

En 1910, Lasker remet une nouvelle fois son titre en jeu, contre l'Autrichien Carl Schlechter. Il est pourtant bien près de le perdre contre un joueur réputé pacifique : dans un match en 10 parties, Schlechter devait s'imposer avec 2 points d'écart. Il remporta la 5e partie et toutes les autres étaient nulles avant la 10e. Lasker se trouva en difficulté mais lui tendit un piège et Schlechter trébucha. Lasker devint le premier champion du monde à conserver son titre par match nul (+1-1=8). Il proposa cependant de continuer le match mais Schlechter déclina l'offre. La même année, Lasker retrouve Janowski qui fit encore moins le poids que l'année précédente : 8 victoires et 3 nulles pour le champion du monde.

La sortie suivante de Lasker est à Saint-Pétersbourg en mai 1914. Son adversaire le plus redoutable est José Raúl Capablanca, dont les succès et le style impressionnent le monde des Echecs par sa simplicité. Le Cubain prend l'avantage au début du tournoi mais dans la deuxième partie finale, Lasker revient très fort et le bat pour finalement le devancer. On aurait pu encore parler de ce tournoi mais la Première Guerre mondiale éclata quelques semaines plus tard. Son pays vaincu, Lasker n'était plus vraiment désiré comme champion du monde. Capablanca lui lança un défi, Lasker voulut abandonner son titre sans jouer mais la bourse proposée à La Havane le convainc de disputer ce match. Fatigué par le climat, déprimé par la supériorité de Capablanca, Lasker abandonna le match après 14 parties (+0-4=10).

Cependant, Lasker continua à jouer. En 1924, il remporte le prestigieux tournoi de New York devant Capablanca et Alexandre Alekhine. L'année suivante, il est 2e à Moscou derrière Efim Bogoljubov mais devant une fois encore Capablanca. Il s'ensuit neuf années sans jouer. L'accession d'Adolf Hitler au pouvoir le poussa à l'exil, lui qui était juif. En 1934, il refait son apparition à Zurich. Puis il dispute les deux tournois de Moscou en 1935 et 1936 : il finit respectivement 3e et 6e. Son dernier tournoi eut lieu à Nottingham en août 1936 : il termine 7e à l'âge de 68 ans. Il quitta l'Europe pour s'installer à New York. En décembre 1940, il est victime d'un malaise pendant un cours et meurt le 13 janvier 1941.

Doté d'un style éclectique, il savait s'adapter au style de jeu de son partenaire pour le battre, même s'il fallait prendre le risque de perdre la partie.

Il lui arriva durant sa carrière d'abandonner pendant quelque temps les échecs. Pour Lasker, jouer aux échecs était un métier comme un autre. Si la récompense pour l'effort fourni en valait la peine, il était prêt à jouer, sinon il vaquait à autre chose. Il fut ainsi membre de l'équipe d'Allemagne de bridge au championnat du monde et fut maître du jeu de go, tout comme il termina son doctorat en mathématiques pendant son règne sur les échecs.

Article provenant de wikipédia

# Posté le jeudi 04 décembre 2008 15:24

Modifié le jeudi 04 décembre 2008 15:39

Un bien drôle d'ami

Dans les années du début du 20e siècle, le café Romain était à Berlin ce que le café de la Régence était à Paris : un lieu de rencontres pour les personnalités du monde artistique et scientifique. Si le rez-de-chaussée était réservé au café proprement dit, au premier étage on jouait aux échecs. On y voyait souvent jouer le grand Emanuel Lasker, mathématicien, philosophe et champion du monde de 1894 à 1921 mais aussi de grands bonhommes tels que les physiciens Max Planck (prix Nobel en 1918) et Albert Einstein (prix Nobel en 1925). Un jour, Max Planck, faisait une partie amicale avec Emanuel Lasker. Aucune de ces parties, juque-là , s'était soldée par la victoire du premier nommé, on s'en doute. Aucune et pourtant, ce jour là, la position sur l'échiquier était visiblement à l'avantage de Planck. Bizarre... Lasker semblait jouer sans venin. Allait-on s'acheminer vers une victoire de Planck ? Cela semblait de l'utopie. Mais pourquoi cette défaillance, dans cette partie, et non dans les autres où Lasker battait à plate couture n'importe quel amateur ? Il fallait voir derrière cette soudaine décompression de l'ex-champion du monde ( il avait perdu son titre au profit de Capablanca) une facétie fomentée par un spectateur, en l'occurrence Albert Einstein, qui était de connivence avec son ami Lasker. Pendant la partie, Einstein, que l'on à plutôt l'habitude de voir devant un tableau, rempa sous la table et, délicatement relia à l'aide de lacets les bottes de Planck, sans que celui-ci ne sentît quoique ce soit. Son travail de taupe terminé, Einstein fit un clin d'?il à Lasker qui, aussitôt, tendit la main à l'adversaire en signe d'abandon. N'en pouvant plus, Max Planck exulte et s'écrie : " Je l'ai battu ! " Tout joyeux, il se lève mais, ficelé, il perd l'équilibre et évite de justesse, en se retenant à la table, devant l'assistance hilare.

article de http://langevin.univ-tln.fr
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# Posté le jeudi 04 décembre 2008 15:42